R&D ECOMATERRE

Page en cours d’actualisation

ECOMATERRE est un programme de recherche et de développement (R&D) lancé et piloté depuis 2016 par le Groupement d’Intérêt Scientifique Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de Rennes (IAUR) en partenariat avec l’association Accroterre.

ECOMATERRE a initié sur le Grand Ouest une dynamique collaborative et pluridisciplinaire d’innovations autour du matériau terre crue pour la construction contemporaine et regroupe des institutions publiques et privées sur la base du volontariat, qui ont décidé de mettre en commun leurs compétences, leurs savoir-faire et leurs moyens pour poser les bases du renouveau et de la promotion de la terre crue.

L’originalité est d’avoir initié un travail de coopération entre une quarantaine de structures : des acteurs professionnels de la construction (matériaux et bâtiments), des maîtres d’ouvrage (publics et privés), des maîtres d’œuvre (architectes, bureaux d’études et de contrôle), des chercheurs issus de champs disciplinaires complémentaires (sciences des matériaux, sciences sanitaires, sciences humaines et sociales) et les formations. Cette coopération, visant la transversalité entre métiers et disciplines et intégrant une vision globale des solutions à mettre en œuvre, constitue tout autant un enjeu qu’une préconisation d’organisation pour une montée en compétence de tous les acteurs impliqués afin de tendre vers des changements de pratiques, et ce, de manière pérenne.

LES FINANCEURS : ECOMATERRE est soutenu financièrement depuis l’origine par la Région Bretagne, Néotoa, la Coop de Construction et Archipel Habitat, rejoints en 2019 par la DREAL Bretagne et le Département d’Ille-et-Vilaine, tous soucieux de contribuer à l’innovation dans l’habitat et la construction pour de meilleures pratiques territoriales confortant le patrimoine et l’identité régionale à partir des ressources locales.

LES OBJECTIFS : Lieu d’échanges, incubateur et accélérateur d’innovations, ECOMATERRE vise à favoriser une meilleure connaissance du matériau « terre crue » avec l’objectif de le mettre à l’épreuve et d’accompagner la construction d’une quarantaine de logements en terre crue porteuse sur le territoire de Rennes Métropole, soit un immeuble de logements sociaux sur trois étages (Néotoa), un collectif d’une douzaine d’habitations en accession à la propriété (Coop de Construction) et deux maisons individuelles en locatif social (Archipel Habitat). Et, in fine, d’encourager la structuration d’une filière d’éco-construction à base de terre crue en Bretagne.

DES AXES DE RECHERCHE EN LIEN AVEC LES FORMATIONS : Afin d’améliorer la compréhension du matériau terre, de ses caractéristiques à ses enjeux, le GIS IAUR finance ou cofinance des projets de recherche et développement des équipes constituées, en ayant une attention toute particulière aux questions liées à l’architecture, la santé et la qualité de l’air, l’esthétisme, l’acceptabilité sociale, le coût global, et mobilise son réseau de formations. Les activités réalisées dans le cadre d’ateliers pédagogiques viennent aussi alimenter les réflexions des équipes de R&D, dans une perspective d’expérimentation voire d’application dans des microréalisations et des bâtiments. 

Les ateliers, encadrés par des enseignants et nourris d’interventions de professionnels, permettent aux étudiants de mieux appréhender le matériau, de la ressource aux techniques de mise en œuvre.

Les travaux sont présentés et valorisés au sein des séminaires et lors d’évènements organisés par l’IAUR.

Plusieurs ateliers professionnels ont ainsi été accompagnés et soutenus dès 2017 :

  • Atelier Terres urbaines, B. Feildel, ESO Rennes, Université Rennes 2 : une vingtaine d’étudiants de master 1 en urbanisme et aménagement ont mené des réflexions autour des imaginaires associés au matériau et sur la mise en récit dans le processus de la fabrique de la ville.
  • Atelier Arts plastiques, D. Favreau, PTAC, Université Rennes 2 : dans le cadre d’un workshop, des étudiants de 2ème année ont mené des expérimentations libres sur le sujet de « la cellule d’habitation ». Ils ont pu explorer les formes, le rapport à l’espace et le rapport physique au matériau.
  • Atelier Design et Architecture, H. Perrin, ENSAB : les étudiants ont travaillé sur les thématiques de qualification plastique de façades en terre crue (variation de motif, relief, emboîtement) à partir des techniques d’adobe et bloc de terre comprimé.
  • Atelier Habiter la Terre, L. Daubas, ENSAB : dans un premier temps, une quinzaine d’étudiants de master 1 ont passé une semaine sur la comme de Saint-Juvat (22) pour comprendre la matière et apprendre les techniques de construction en terre crue. Dans un second temps, ils ont étudié la conception d’un bâtiment de 120 m2, destiné au stockage de déchets inertes et le stationnement de véhicules agricoles, pour le compte de la Direction des Ressources Immobilières de l’Université Rennes 2.

LES PROJETS : Ont été ainsi initié et/ou soutenu plusieurs projets interdisciplinaires selon trois axes de réflexion : les procédés (matière terre, conception et mise en œuvre de matériaux), les procédures (freins et accélérateurs règlementaires, assurantiels, juridiques et économiques), les processus (acceptabilité sociale, qualification sanitaire, esthétisme et patrimoine), et selon deux axes transversaux (analyse du cycle de vie et économie circulaire : terres excavées pour la construction). Plus d’informations à venir.

UNE ŒUVRE COLLECTIVE ET UNE CHARTE : Afin de conforter les échanges et les principes de travail collaboratif, des recherches jusqu’à la réalisation des bâtiments, l’IAUR et Accroterre en accord avec les participants et membres des instances, ont travaillé à la clarification des conditions juridiques et collaboratives du programme. ECOMATERRE est ainsi défini comme une « œuvre collective », propriété de l’IAUR au sens de l’article L. 113-2 alinéa 3 du Code de la propriété intellectuelle, soustraite au régime de droit commun en faveur d’une « Licence Créativ Commons BY NC ND ».

Processus collectif de coproduction d’innovations autour de la ressource terre pour la construction, ECOMATERRE s’inscrit dans un cadre public de recherche et développement en faveur d’une science ouverte, privilégiant la diffusion des connaissances.

Une Charte de participation à la réalisation d’ECOMATERRE a ainsi été formalisée. Elle énonce les principes communs applicables et inhérents au programme, en y associant des règles de fonctionnement. Présentée une première fois en novembre 2018, puis finalisée en 2019 après de nombreux échanges et contributions de tous, elle a été transmise en octobre 2019 à l’ensemble des participants. La Charte constitue une première base de référence pour une mise en œuvre harmonieuse des valeurs créées dans son cadre, auxquelles chaque signataire est invité à s’accorder.

LES PARTENAIRES :

En Janvier 2016, le GIS (Groupement d’Intérêt Scientifique) Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de Rennes, dit IAUR, en partenariat avec l’association Accroterre, avec le concours de la MSHB (Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne), a lancé un « Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) » intitulé « Innovation d’un matériau biosourcé à base de terre crue pour la construction contemporaine ».

De nombreuses institutions publiques et privées se sont mobilisés depuis cette période pour mettre en œuvre des projets de Recherche et Développement (R&D) et répondre aux enjeux d’adaptation des territoires au changement climatique et à la transition énergétique par l‘exploration et l’accompagnement de solutions constructives à base de terre crue adaptées au territoire breton.

Le Conseil Régional de Bretagne

La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du logement de Bretagne

Le Conseil Départemental d’Ille-et-Vilaine

Rennes Métropole

Néotoa

Coop de Construction 

Archipel Habitat

Des établissements d’enseignement supérieur : l’Université Rennes 2, l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA Rennes), l’Université de Rennes 1, l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP), l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne (ENSAB), l’IUT Génie Civil et Construction Durable (UR1), l’IFFSTAR Nantes, l’Université Bretagne Sud, l’IUT Génie Civil de Saint Nazaire, l’Université Picardie Jules Verne, Agrocampus Ouest ;

Des laboratoires de recherche : LGCGM (INSA Rennes), IRDL (UBS), EPROAD (UJV), GPEM (IFFSTAR), GEM (IUT St Nazaire), Tempora (UR2), PTAC (UR2), ESO-Rennes (UR2), LiRIS (Ex-CIAPHS-UR2). Une trentaine de chercheurs et praticiens issus des laboratoires du Grand Ouest Breton : ingénieurs des matériaux, thermiciens, sociologues, historiens, urbanistes, économistes, pédologues

Des groupements et des entreprises : le Collectif des Terreux Armoricain, Gendrot TP, LB Eco Habitat, Entreprise Denis Mallejac,Au Bout du Plongeoir, Ecobatys.

Des architectes dont l’Ordre des Architectes de Bretagne, et un collectif d’Architectes associé à Accroterre, Louvel. Agence d’Architecture.

Un bureau de contrôle technique et des assureurs

 

Des instances de gouvernance et dialogue : L’ensemble des acteurs échangent régulièrement grâce à un processus dynamique de rencontres et d’échanges. Un Comité de Pilotage ainsi qu’un Conseil à la Recherche et au Développement veillent au bon déroulement du programme et au suivi des travaux.

 

Après une première période de recherche fondamentale et expérimentale, ECOMATERRE entre dans une phase de développement afin d’accompagner les projets des trois maîtres d’ouvrage.

 

Évènements :

> Fête de la science – Melesse (35) – Octobre 2018

> Visite du Domaine des Terres – Villefontaine (38) – Octobre 2018

 

 

Contact : Solenn Follézou / solenn.follezou@univ-rennes2.fr /  02 23 22 58 64 – 06 16 98 82 49

Partager l'article :